La réhabilitation du centre hospitalier de Figeac est sur de bons rails

Le projet immobilier devrait voir le jour en décembre 2019. Le projet prévoit de réhabiliter une partie des services de l'hôpital. Il est évalué à 4,7 millions d'euros HT.

De g. à d. : Jean-Philippe Lemozit, Francis Teulier et André Mellinger présentent le projet de l'hôpital. -

Lundi 29 mai, André Mellinger, président du conseil de surveillance de l’hôpital, Francis Teulier, directeur de l’hôpital, et Jean-Philippe Lemozit, pharmacien et président de la commission médicale d’établissement, ont convié la presse locale afin de présenter l’aboutissement du projet immobilier de réhabilitation d’une partie de l’hôpital figeacois.

Un projet de quartier

André Mellinger revient sur l’émergence du projet. « C’est un vieux projet qui prend aujourd’hui une tournure concrète et réaliste. Différents projets se sont présentés. Il a fallu faire en fonction des moyens alloués, qui sont très mesurés. Celui-ci, c’est le bon projet. L’idée, c’est reconstruire la médecine en site propre, en tenant compte des contraintes architecturales et d’un cadre assez strict. »

Le maire rend hommage au travail du nouveau directeur, qui dans un temps limité après sa prise de fonction (début 2016), a su donner l’impulsion nécessaire au projet. « Avec Francis Teulier, il y a une vraie osmose entre le milieu médical et les politiques. Avec la maison de santé pluridisciplinaire (MSP), c’est un vrai projet de quartier. C’est l’un des quartiers historiques de Figeac par son empreinte et son usage. »

La médecine rénovée

Francis Teulier évoque le projet immobilier. « Nous avions obtenu l’accord de l’Agence Régionale de Santé (ARS), qui assure une partie du financement. Tous les voyants étaient au vert sur le projet de médecine, où il y avait une certaine obsolescence de l’outil. L’autofinancement a pu être possible grâce au redressement des comptes de l’hôpital. Le projet, souffrant de mobilité, verra son entrée d’accueil côté rond-point des Carmes, se rapprochant des usages actuels. L’entrée actuelle, rue des Maquisards, sera préservée à des fins historiques. Le projet est celui qui se fonde le mieux dans l’espace. »

Celui-ci tourne autour de trois axes forts : le reconditionnement de l’accueil et des consultations externes, la pharmacie rénovée à usage interne (qui souffrait de vétusté) au rez-de-chaussée, la reconstruction sur le niveau 1 du service de médecine, et d’un service de 20 lits (18 en médecine gériatrie, plus 2 en soins palliatifs de court séjour) au niveau 2. Le projet est évalué à 4,7 millions d’euros HT. Jean-Philippe Lemozit précise : « L’idée aussi, c’est d’agrandir les urgences sur les consultations externes actuelles (côté jardin de l’hôpital), ce qui permettrait de gagner une centaine de m², améliorant les conditions d’accueil ».

Agenda et finalité

La nouvelle structure s’assure une pérennité pour les 25 ans qui viennent. André Mellinger ajoute : « On arrive sur un hôpital public qui se rapproche d’un hôpital de ville. Il y aura une cohérence avec la maison de santé pluridisciplinaire, construite en prolongement, qui devrait voir le jour en janvier 2019 ». Le stade de l’avant-projet sommaire actuel doit se terminer le 3 juin. Après sélection des candidats, le projet a été confié au cabinet d’architecte toulousain Calvo Tran Van. Suit l’avant-projet détaillé d’ici quatre mois. La procédure d’appel d’offres est prévue entre le 1er janvier et le 30 avril 2018. La phase de construction serait effective de mai 2018 à fin décembre 2019.

Pour les trois intervenants, le projet va permettre d’être attractif et d’améliorer les conditions d’accueil des patients, et de travail pour les personnels médicaux. Les projections faites tablent sur 48 à 50 lits en médecine, 14 places en ambulatoires, et un taux d’occupation entre 120 et 140 % (somme des journées d’hospitalisation au cours d’une période donnée divisée par le nombre de lits disponibles). Pour Jean-Philippe Lemozit, « ce qui va se développer avec ce bâtiment, c’est tout un système d’information, permettant au final un meilleur suivi du patient ». La numérisation de l’imagerie doit faire progresser les échanges entre patients et praticiens (données consultables via un serveur d’imagerie). Un dispositif de télé-imagerie (en service depuis 3-4 mois) vient en complément, ceci dans le but de raccourcir les délais de programmation. SÉBASTIEN CASSES

SÉBASTIEN CASSES Article la Vie Quercynoise